• Nous sommes maudits.
    Le sable est rouge,
    Les sages éventrés.
    Un peu de paille parsemée,
    Pour cacher les anges.

                      Nous sommes maudits.
                      Tous les peuples de la terre
                      Sont aux pieds de la mort. 
                      Tous les morts sont
                      Aux pieds de la terre.
                      Pour si peu et si lourd.

                                Et toi qui te lèves.

                                          On ne prie pas un dieu
                                          Qui ment, qui lève ses mains.
                                          Les tiennes sont en sang.
                                          Et mes prières si noires.

                                                      Tes peuples sont maudits.
     

    Je n'oublie pas que
    Tu n'as rien promis,
    Je ne t'en veux pas.
    Si tu savais... 

    Mais pourquoi, je ne peux pas
    La poser, ma joue
    Entre tes mains, contre ta cuisse.
    Pourquoi tu ne veux pas...
    On ne s'épargne donc pas.

    On a si peur ici,
    Sur tes terres.

    On ne s'épargnera pas.
    Pitié, effleure ma joue,
    Ma cuisse,
    Pas mon âme.
    Juste une fois et avant
    Que tu ne lèves tes mains,
    Qui condamnent.

     

     


    1 commentaire
  •  


    2 commentaires
  •  

     

     

    Tu ne m'impressionnes pas la Mort ; tu n'es pas ce que tu sembles être, tu fais juste semblant.


    Tu peux ranger tes griffes, ton parfum pestilentiel, ton regard sans fond et ta robe de ténèbres. Ta peau putride qui se détache en lambeaux laisse apparaitre des reflets vermeils …


    Inutile de te camoufler sous ta capeline obscure, une lumière opaline perle entre les mailles distendues. Et déjà ta faux tombe en poussière.


    Prends donc ma main dans la tienne la Mort, et emmène-moi par delà les mirages.

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique