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    Dimanche 7 janvier 2007

    Il l’avait prévenue que son emploi du temps serait hyper chargé jusqu’à la sortie de son album et qu’il ne savait pas quand il pourrait revenir la voir. Effectivement elle ne risquait pas de mourir d’overdose... Quinze longs jours sans le voir, cet amour au goutte à goutte ressemblait fort à une romance en pointillés... Elle n’osait l’appeler par crainte de le déranger, il lui avait donné de ses nouvelles deux fois par téléphone, très tard le soir. Ce dimanche son portable sonna vers minuit, et Christophe proposa à Krystal une rencontre pour le lendemain. Elle ne travaillait pas le lundi, lui était libre pour le déjeuner et jusqu’à son rendez-vous de quinze heures au studio. Pour gagner du temps, Krystal devrait se rendre chez lui pour midi. Ce soir là elle était tellement heureuse à l’idée de le retrouver qu’elle avait l’impression de flotter sur son lit. Elle s’endormit avec la voix de Christophe dans ses oreilles, se remémorant encore et encore leur conversation téléphonique.

     

     

    Lundi 8 janvier 2007

    Ce fut une matinée d’impatience car Krystal était prête bien avant l’heure. Elle partirait un peu avant onze heures, et en attendant elle regardait, le front collé au carreau, les flocons de neige épars que le ciel ouaté lâchait. Il commençait à faire froid, et les prémices d’un hiver blanc annoncé  confirmaient les prévisions.

     

    - Bon j’y vais... décréta-t-elle d’un seul coup. S’il neige plus, je serais en retard et ça c’est pas possible...

     

    Malgré ses craintes il ne neigea pas plus, et à onze heures et demie elle se garait à deux pas de chez Christophe. Elle décida malgré son avance de monter chez lui. Par chance, un résidant sortait au moment ou elle allait appuyer sur le bouton d’appel, et elle se faufila par la porte entr'ouverte. Elle entreprit de monter les escaliers et s’arma de courage, car il fallait grimper tout là-haut. Au troisième palier elle croisa une jeune femme qui descendait. Une voisine sans doute… Sportive, silhouette élancée et cheveux châtains courts, blouson chaud et écharpe autour du cou. Krystal la dévisagea et la trouva jolie. Elle ne pouvait s’empêcher de regarder les autres filles et se comparer à elles. Elle se trouvait toujours moins attrayante et considérait souvent les autres comme des rivales depuis qu’elle aimait Christophe.

     

    La porte de chez lui. Elle sonne. Une fois, deux fois.

     

    Il vient enfin lui ouvrir et l’accueille en peignoir de bain, un peu surpris de la voir arriver si tôt. Bisou.

    - Tu es en avance.... je commençais juste à me doucher...

    Effectivement, des traces de pas mouillés marquaient le sol et des gouttes glissaient sur ses mollets. Bisou. Et un autre encore.

    - Bon, je retourne à la salle de bains... mets toi à l’aise... je me dépêche... !

     

    Krystal se défait de son manteau et teste le pouf orange... C’est doux et moelleux, c’est une invitation à la paresse et elle se dit que ça va être dur de se relever....

    - Quand même, presque midi et il se douche seulement... il vit à contre temps ou quoi ?!

    Elle rit intérieurement car elle sait très bien qu’il n’est pas du matin. En plus avec les journées de dingue qu’il enchaîne il doit certainement manquer de sommeil.

     

    Krystal est arrachée à ses pensées car quelqu’un sonne à la porte. Christophe est sous la douche et semble n’avoir rien entendu. Deuxième sonnerie. Elle décide d’aller voir et s’extirpe tant bien que mal de ce pouf qui la ventouse.

     

    Elle se dirige vers la porte et l’ouvre.

    - Excusez-moi... j’ai oublié mon agenda électronique sur la table je crois... Christophe n’est pas là ?

     

    La jeune femme rencontrée un peu plus tôt dans l’escalier fait face à Krystal et lorgne vers le salon. Effectivement son agenda électronique est là sur la table près du portable de Christophe. Elle traverse l’entrée devant Krystal médusée, récupère son bien et repart comme elle est arrivée, tout sourire devant.  

     

     Assommée Krystal referme la porte et revient dans le salon, comme une automate. Des vagues de panique lui parcourent le dos et un étau lui comprime le coeur. Mille et une hypothèses l’assaillent et elle sent bien qu’elle est en train de perdre pied. Depuis deux minutes elle se refait le grand huit à toute vitesse et elle a l’impression de tomber dans un gouffre sans fond.

    A cet instant Christophe sort de la douche, presque habillé, juste avec son jean.

    - Quelqu’un est venu... ? c’était qui... ?!

    - ...

     

    Une colère froide l’envahit et Christophe voit son visage devenir encore plus blême.

    - Quoi encore... ?!!

    - C’était une nana... elle est venue rechercher son agenda.....

    - Ah ! d’accord... alors maintenant que va-t-il se passer... ? je suppose que tu es déjà en train de te faire des films... je t’explique avant que tu disjonctes...

     

    L’expression de Krystal ne laisse rien augurer de bon et Christophe voit venir le drame.

    - C’est Lucie, mon coach sportif.... Elle vient pendant une heure deux fois par semaine... J’ai décidé de me prendre un peu en mains physiquement... surtout pour mon dos. Et aussi pour me détendre nerveusement rapport à tout ce que je dois gérer en ce moment...

    - ...tu as commencé y’a longtemps ? demanda-t-elle d’une voix sourde

    - C’est ma deuxième séance ; ça fait partie de mes bonnes résolutions de ce début d’année...

     

    Krystal sentait la jalousie déferler en elle et elle se mit à marcher nerveusement dans le salon

    - Pourquoi tu ne m’as rien dit... ?! tu fais les choses en douce.... en plus tu choisis une nana... et si tu n’as rien à te reprocher tu en parles, c’est tout, c’est simple...

     

    Elle avait presque crié ces derniers mots et Christophe se sentait accusé injustement. Il passait sa langue sur ses lèvres et bouillonnait. Il cria aussi fort qu’elle :

    - Mais rien n’est simple avec toi... tu n’as pas confiance, tu vois le mal partout, tu te rends malade alors qu’il n’y a aucune raison pour ça, tu es beaucoup trop possessive.... voilà que j’en suis réduit à te rendre des comptes... c’est juste plus possible, tu m’étouffes... 

     

    Krystal était atterrée par ces derniers mots jetés comme des pierres.

    Elle était angoissée à l’idée de le perdre, mais elle faisait tout pour en arriver là. Elle se sabordait elle-même mais ne pouvait s’en empêcher. C’était clair que là il ne la supportait plus. Malheureuse, dépitée et en colère contre lui et contre elle-même elle se rendit compte que le clash était imminent.

    Alors prise de panique elle vit rouge, et dans un sursaut de désarroi elle saisit la table basse à deux mains, la souleva et l’envoya valdinguer sur le côté. Le téléphone, le verre, le pack de jus d’ananas, l’agenda et les stylos suivirent le même chemin.

    La crise passée elle resta debout immobile, les deux bras le long du corps, regardant le désastre tandis que les larmes inondaient ses yeux. Stupéfait d’une telle violence, Christophe tentait de garder son sang-froid mais ses mains tremblaient.

    Il fit quelques pas dans le salon, passa son pull revint en face d’elle et dit d’une voix plate :

    - Ecoutes... il vaut mieux que tu rentres... c’est pas possible de continuer ensemble si tu ne me fais pas confiance... Réfléchis quelques jours de ton côté, là j’ai vraiment besoin de faire le point... Je t’appellerai dimanche et on prendra une décision.

     

    Il lui avait parlé en la regardant avec tristesse, et ses yeux noisette avaient perdu leur chaleur habituelle. Il lui tendit son sac et son manteau, se dirigea vers l’entrée et ouvrit la porte du palier.

     

    En passant près de lui Krystal leva les yeux vers ce visage qu’elle n’avait jamais vu si sombre. Elle comprit qu’il n’avait même plus envie de l’embrasser. Il claqua la porte sur elle et elle descendit les étages en se maudissant. Dehors la neige tombait vraiment et formait un rideau de flocons autour d’elle. Alors elle laissa couler ses larmes en marchant vers sa voiture.

     

     

     

     


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  • Lundi 8 janvier 2007 – 15h00

     

    Devant son ordinateur Krystal tape sur le clavier, à petits mots sans se presser. Un poème est en train de naître dans le bric-à-brac de son cerveau ; il est comme une fleur de détresse qui éclot, abreuvée de son chagrin. Une toute petite fleur avec des épines. Voilà il est terminé. Elle le poste. 

     

    Tel des yeux privés de lumière

    Mon cœur survit dans l'éphémère.

    J'ai grandi dans la mélodie

    D'une chanson inaccomplie

    Mon cœur me dit qu'il manque d'air

    Qu'il voudrait creuser cette terre

    Et remonter à la surface

    Pour que plus rien ne le menace.

    Mais je ne sais pas lui donner

    Tout ce bonheur qu'il aimerait,

    Je n'aime pas les rimes heureuses

    C’est un supplice d’être amoureuse

     

     

    A peine arrivée elle s’est connectée sur le site et baladée un peu partout dans les rubriques. Elle a retrouvé toutes les photos, les séquences vidéos et les dessins qui décorent le forum. Le visage de Christophe est omniprésent. Elle est heureuse de pouvoir le regarder, et en même temps elle s’imagine que bientôt il ne lui restera peut-être plus que ces icônes dans sa vie.

     

    "Mais là c’est pas possible… ce serait un cataclysme, une erreur du destin, ça ne peut pas arriver une chose pareille. Bon, je vais faire des efforts et changer, je jure que plus jamais il n’aura à se plaindre de moi. Je vais l’aimer tranquillement, je resterai dans l’ombre et accepterai sans broncher que d’autres femmes l’approchent. Toute en confiance-attitude. Après tout n’a-t-il pas dit lors d’une interview qu’il s’investissait à fond en amour et qu’il était fidèle ?!

    Ben peut-être mais là il disait ça dans le cas où il était amoureux… Mais est-ce qu’il est amoureux de moi ? enfin, ‘était’ parce que vu la tête qu’il faisait quand il m’a dégagée de chez lui il était plutôt exaspéré… Si… J’en suis sûre, ça se voit dans les yeux quand on aime. Dimanche il va téléphoner et je lui dirai qu’on va repartir sur de bonnes bases. Je vais le rendre heureux comme jamais il ne l’a été..."

    Elle respira profondément et l’espoir gonfla sa poitrine à l’idée de saines retrouvailles. Elle allait attendre patiemment jusqu’à la fin de la semaine et dimanche soir à son appel elle l’inviterait chez elle pour fêter ça. Elle sourit à ses multiples visages et se déconnecta.

     

     

    Mercredi 10 janvier 2007 – 21h45

    Il avait eu besoin d’entendre l’avis d’une femme. Quoi de plus naturel que de s’adresser à Franceska, qui de plus avait la maturité nécessaire pour l’écouter et le conseiller. Il lui rendit visite ce soir là et lui raconta toute son histoire avec Krystal, depuis leur rencontre jusqu’à ces problèmes de jalousie qui rendait cet amour tyrannique à la limite de l’insupportable.

    C’était infernal mais paradoxalement il ne pouvait s’empêcher de penser à elle, il était sûr que derrière ce défaut se cachait une fille super qui avait juste besoin qu’on lui tende la main pour l’aider à sortir de ses ruines.

    Son image était là, collée devant ses yeux. Et ses yeux à elle… il en était dingue. Ses grands yeux gris clair parsemés de paillettes d’or et qui le regardaient parfois avec un air candide… Et aussi autre chose, mais qu’il garda pour lui.

    - Je suis vraiment amoureux ! finit-il par admettre

    - Eh oui… c’est évident -confirma Franceska- mais j’ai l’impression que c’est de la passion… et la passion bien souvent est destructrice… malheureusement....

     

    Christophe fit une petite grimace.

    - Tant pis… j’ai envie d’aller jusqu’au bout.

     

    Avec Krystal c’était peut-être difficile mais c’était intense. Il l’excusait en mettant ses dérives sur le compte de son enfance malmenée, à la limite de l’exclusion. Il se doutait bien que personne ne pouvait sortir indemne de ce genre d’épreuves. Oui c’était difficile, oui il avait un album à terminer et le calme lui était nécessaire, mais elle lui manquait alors que deux jours auparavant il l’avait envoyée au diable. Oui, il l’aimait et dimanche il lui dirait, même si ce mot si précieux lui serait difficile à avouer.

    Et pourquoi ne pas lui téléphoner dès ce soir… ?! Non. Plutôt laisser passer les jours comme prévu pour marquer le coup et lui donner une leçon. Et puis réfléchir encore un peu et laisser retomber l’émotion pour y voir encore un peu plus clair.

    Pendant qu’il y était il eu envie de se connecter sur le site pour montrer à Franceska les poèmes que Krystal avait posté.

    - Tiens, un post datant de lundi après-midi. C’est le jour où on s’est pris la tête....

    Ils lurent tous les deux le dernier poème. Franceska regarda Christophe d’un air songeur.

    - C’est plutôt tourmenté

    - C’est Krystal... Attends je vais te faire lire les autres...

     

    Effectivement, c’était sombre et torturé.

    - Bon courage pour la suite mon grand... conclut Franceska sceptique.

     

     

     


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    Jeudi 11 janvier 2007 – 20h20

    Krystal se sent créative ces jours ci. Penser à Christophe la galvanise et les mots s’échappent tout seuls de son stylo. Elle pense à lui, plus que trois jours et la mise en quarantaine sera terminée. Enfin elle espère qu’il ne viendra pas lui annoncer la fin du monde. En attendant elle écrit et dessine des arabesques à l’encre de chine autour de ses poèmes.

     

    Au fond d’émois,

    Il y a un loup sauvage qui mord

    Une bête en dedans qui me dévore

    Incandescente comme un astre

    Dont la chaleur brûle et me tord

    C’est une maladie qui s’étend

    Se propage en moi, me dévaste

    Toujours plus loin, toujours plus fort

    Dans chaque soupir, chaque pore.

    L’envie de toi me carnivore

    Mange toute la chair de mon corps

    Assèche mes larmes et mon sang

    Me réduit en cendre d’or.

    Et mon cœur qui bat trop fort

    Se brisera juste à l’aurore

    De n’t’avoir pas revu encore…

     

    Sa peau s’électrise et son coeur palpite. Elle l’aime.

    Elle a décidé de se coucher plus tôt ce soir car elle a envie de se reposer un peu. D’abord elle remet un peu d’ordre dans l’appartement, et change de place pour la troisième fois le nouveau vase qu’elle a acheté hier. Elle le pose sur le petit meuble de l’entrée, ici il est bien mis en valeur et les fragments de mosaïque bleue qui le recouvrent scintillent dans la lumière. Elle sourit, elle est satisfaite. Demain elle y ajoutera des fleurs, on trouve toujours des fleurs même en hiver.

    Mais voilà que quelqu’un frappe à la porte. Sûrement une voisine qui a besoin d’un service quelconque. La déranger à cette heure ci quand même, elle n’est pas gênée... ! Elle se dirige vers la porte en râlant un peu et ouvre. Elle tressaille de surprise car devant elle se dresse la grande silhouette de Christophe. Ses épaules et ses cheveux scintillent de quelques flocons qui ne sont pas encore entièrement fondus. Comment cela se peut-il ? elle n’a pas entendu la voiture arriver... Devant son air étonné Christophe explique en entrant :

    - Je me suis garé en haut sur l’avenue. Il neige beaucoup et avec cette impasse en pente j’ai peur de ne pouvoir remonter. Et à cause du froid, la porte du bas ne se  bloque plus.

     

    Peu importe. Le principal c’est qu’il soit là. Finalement il n’a pas tenu jusqu’à dimanche. Tant mieux.

    Krystal a du mal à contenir sa joie de le revoir. Elle lui prend les mains mais sa réaction est plus que tiède.

    - Je suis venu mettre les choses au point avec toi.

     

    Elle sent sa bonne humeur qui l’abandonne ; ça veut dire quoi exactement "mettre les choses au point" ? Il ne l’a pas embrassée, ni serrée dans ses bras en arrivant.

    Pourquoi Christophe, pourquoi ? explique-moi...

    Elle n’a pas dit un mot mais ses yeux ont hurlé. Elle lui tient toujours une main qu’elle serre de plus en plus.

    Il a le même visage qu’à l’instant où il la renvoyait de chez lui l’autre jour. Triste et fermé.

    - C’est fini Krystal... toi et moi c’est terminé... C’est trop compliqué...

    Elle sentit sa raison se répandre autour d’elle et lui revenir disloquée dans sa tête en vrac.

    - ... mais... j’ai décidé de changer... je te promets... laisse moi une chance au moins... bafouilla-t-elle

    - Non, j’ai bien réfléchi... on ne change pas sa nature profonde... ça ira quelques semaines et un beau jour tu repiqueras ta crise... et ça recommencera comme ça, encore et encore... Je n’ai pas envie d’une relation en dents de scie...

    Ce fut un cataclysme dans son coeur broyé. Elle lâcha sa main et le regarda, pantelante... Comment pouvait-il lui faire ça ? C’était lui cette fois qui ne lui faisait plus confiance.... Elle ne le reconnaissait même plus... Il était froid, insensible et son regard était vide...

    - Christophe...  dis-moi que ça n’est pas vrai.... on ne peut pas se quitter comme ça, c’est pas possible... mais dis-moi quelque chose..... !!!

    - Je n’ai plus rien à te dire.

    Ces derniers mots l’achevèrent. Ainsi il ne voulait plus d’elle, il gaspillait cet amour fou qu’elle s’apprêtait à lui offrir pour toujours. Elle ne pouvait accepter l’inacceptable, elle avait l’impression d’être étranglée sur place... Avec Christophe c’était à peine possible, mais sans lui c’était pas possible du tout... C’était même pire que ça. Il lui échappait pour toujours mais l’artiste continuerait à hanter ses jours par ses chansons, les images à la télévision et ailleurs... Il serait toujours partout sauf près d’elle. Et ça, non.

     

    Alors dans un dernier geste inattendu d’égarement elle attrapa à deux mains le joli vase aux mosaïques bleues et le leva à bout de bras avant de le projeter en avant vers Christophe.

    Là le temps parut s’étirer et la scène qui se déroulait sous ses yeux lui envoyait par flash des images saccadées qu’elle reçu comme autant de gifles. Atterrée devant l’abomination elle recula jusqu’à la limite du salon alors que le vase retombait sur le sol pour s’y fracasser en mille morceaux, accompagnant la chute de Christophe qui dura une éternité. Brisée face à l’irréparable, elle senti ses jambes fléchir et elle dû s’agripper au fauteuil pour ne pas tomber. Mais sa conscience l’abandonna, sa vision se brouilla et les images se disloquèrent puis disparurent, absorbée par un noir d’encre. Alors elle s’écroula lourdement sur le parquet.

     

     

     


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