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    Une valse ennuyante et forcée
    Par un orchestre cruel et moqueur,
    Chacun veut pourtant y danser
    Rester à l'écart leur fait si peur.

    Les pas lourds martèlent le plancher
    Au son d'une funeste chorale,
    Tous veulent sans s'arrêter y danser
    Comme si cette valse était normale.

    Qu'en est-il de ceux effrayés par cette mascarade ?
    Par cette dégoutante mais enivrante mélodie ?
    Ceux terrifiés par tous ces visages méconnaissables,
    Ceux pour qui danser ne fait plus envie ?

    Tristes sont ces fous malheureux,
    Ceux ayant si longuement valser
    Jusqu'à s'en blesser...
    Ils resteront entre eux
    Jusqu'à ce que l'orchestre cesse de jouer.
     
    Auteur inconnu
     

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    Rendu au milieu de ma vie,
    J'ai cherché à savoir "à quoi ça sert la vie ?" 
    J'ai cherché dans les sports et les voyages,
    J'ai cherché dans la politique et les performances,
    J'ai cherché dans les religions et les livres,
    J'ai cherché dans le travail acharné et le luxe,
    J'ai cherché de toutes les façons,
    J'ai même cherché des façons de chercher.

    Un beau jour, j'ai trouvé sans chercher.
    J'avais cherché trop loin, à l'extérieur, dans les autres.
    J'avais cherché l'impossible pour m'apercevoir
    qu'il n'y avait rien à trouver.
    On le possède tous à l'intérieur de nous.

    Maintenant que je sais que la vie est faite
    de petits et de grands moments présents,
    Maintenant que je sais qu'il faut se détacher
    pour aimer plus fort,
    Maintenant que je sais que le passé ne m'apporte rien,
    Maintenant que je sais que le futur me fait parfois
    souffrir d'angoisse et d'insécurité,
    Maintenant que je sais qu'on n'a pas besoin de voyager
    dans l'astral pour être heureux sur cette terre,
    Maintenant que je sais que la bonté et la simplicité
    sont essentielles et que pour rendre les autres heureux
    je dois l'être d'abord,
    Maintenant que je sais qu'on peut aider les autres
    surtout par l'exemple et le rayonnement,
    Maintenant que je sais que l'acceptation est un gage de bonheur
    et que la nature est mon meilleur "Maître",
    Maintenant je sais que la réponse vient du même endroit que la question,
    Maintenant que je sais que je vis,
    Alors maintenant je vis tout simplement...

    Poème anonyme


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    Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;

    Il le rague et le roupéte jusqu'à son drâle ;

    Il le pratéle et le libucque et lui baroufle les ouillais ;

    Il le tocarde et le marmine,

    Le manage rape à ri et ripe à ra.

    Enfin il l'écorcobalisse.

    L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.

    C'en sera bientôt fini de lui ;

    Il se reprise et s'emmargine... mais en vain

    Le cerveau tombe qui a tant roulé.

    Abrah ! Abrah ! Abrah !

    Le pied a failli !

    Le bras a cassé !

    Le sang a coulé !

    Fouille, fouille, fouille,

    Dans la marmite de son ventre est un grand secret.

    Mégères alentours qui pleurez dans vos mouchoirs;

    On s'étonne, on s'étonne, on s'étonne

    Et on vous regarde,

    On cherche aussi, nous autres, le Grand Secret.

     

     

     


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